Trois opérations pour une sinusite chronique… et pas de solution ?

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Une consœur me soumet le dossier d'une infirmière d'une quarantaine d'années souffrant d'une sinusite purulente persistante malgré trois interventions chirurgicales. Elle me demande mon interprétation et comment éviter une 4ième opération conseillée par l'ORL..

Anamnèse

En 2008, ablation d'un tératome et intervention pour un abcès intestinal. En 2018, burn-out, suivi d'une récupération en 2019. En 2020, interruption de grossesse.

La patiente refuse les vaccinations contre la COVID-19 et poursuit son activité professionnelle à temps plein. Environ six mois plus tard, elle contracte une première infection COVID, accompagnée de plaques rouges douloureuses au visage. Une deuxième infection COVID survient durant l'été 2022.

En août 2024, au retour d'un voyage à l'étranger, elle présente un nouvel épisode infectieux important, possiblement un troisième COVID. Peu après apparaissent des douleurs intenses de la dent 27. La dévitalisation n'apporte aucune amélioration. Les douleurs irradient vers le sinus maxillaire et la dent est finalement extraite après plusieurs semaines. Malgré de nombreuses cures d'antibiotiques, des corticoïdes et des lavages répétés, la suppuration persiste.

En mai et juin 2025, la patiente subit trois interventions chirurgicales. Les sinus frontaux restent douloureux, avec accumulation de pus, sensation de pression importante, épaississement près de la cloison nasale et hypersensibilité autour de l'œil. Une quatrième intervention est envisagée.

La patiente rapporte une amélioration après trois semaines de consommation de jus de curcuma, de poivre noir et de citron vert. Les écoulements diminuent, leur couleur change et elle retrouve davantage d'énergie. Les symptômes réapparaissent à l'arrêt. Elle reprend progressivement son travail à mi-temps. Pendant six mois, elle a également pris du zinc associé à de la griffe du chat (Uncaria tomentosa).

Bilan biologique du 22 mars 2026

Hématologie et immunité

Leucocytes : 4 400/µL — leucopénie signalée par le laboratoire.

Neutrophiles : 2 300/µL.

Lymphocytes : 1 600/µL.

Monocytes : 400/µL.

Rapport neutrophiles/lymphocytes : 1,44.

CD3 : 85,8 %, soit 1 370/µL.

CD4 : 64,4 %, soit 1 030/µL.

CD8 : 19 %, soit 300/µL.

Rapport CD4/CD8 : 3,43.

CD19 : 9,2 %, soit 140/µL.

CD5 : 86,4 %.

Cellules NK CD3−CD16/56+ : 4,1 %, soit 60/µL.

Métabolisme, endocrinologie et sérologies

Zinc : 104 µg/dL.

Cuivre : 85 µg/dL.

Rapport Zn/Cu : 1,22.

Ferritine : 156 µg/L.

TSH : 11,30 mU/L.

T4 libre : 14,40 pmol/L.

T3 libre : non mesurée.

Anti-TPO : 56 UI/mL.

Anti-thyroglobuline : 62 UI/mL.

Cortisol sanguin matinal : 25,50 µg/dL.

ACTH : 43,5 ng/L.

DHEA-S : 3,92 µmol/L.

Vitamine D : 40,8 µg/L.

EBV, EBNA IgG : positif.

CMV IgM : négatif.

CMV IgG : négatif.

Anticorps anti-Spike : analyse non réalisée!! Les enzymes hépatiques, la glycémie et la fonction rénale ne présentent pas d'anomalie signalée.

Et maintenant ?

Après trois interventions chirurgicales, la patiente souffre toujours d'une sinusite purulente chronique. Une quatrième opération lui est proposée, mais elle souhaite l'éviter. Ma consœur me demande mon interprétation du dossier.

Ma question est simple : que nous apprend ce bilan immunologique et quelle conduite proposer pour tenter d'éviter une quatrième intervention ?

Ce cas illustre une difficulté fréquente : une maladie qui paraît locale, mais dont la compréhension peut nécessiter d'examiner l'ensemble du terrain immunologique. Je reviendrai progressivement sur les questions soulevées par ce dossier. A vous de chercher :-) première réponse quand je reçois une question. vous restez anonyme en envoyant votre question sur janaor@telenet.be je la publierai pour vous avec uniquement vos initiales sur le site et avec ma réponse ainsi tout le monde en profite

Dr Jacques Deneef
Academy of Nutritional Immunotherapy®

j'ai une belle réaction de C.G., une experte qui avance à pas de géant, elle m'écrit: "Pour le cas présenté,je pense qu’il y a un manque de cytotoxicité:un rapport N/L trop bas, une leucopenie,une inmmunité adaptative trop basse avec un rapport CD4/CD8 trop haut et des CD8 trop bas et des  lymphocytes B trop bas.

La thyroïde est mise en fonctionnement réduit /avec une TSH trop haute ) et un axe surrénalien  qui prend le dessus avec un cortisol trop haut. probablement que la glycémie sera plus haute. Le système immunitaire essaye de compenser le manque de cytotoxicité en augmentant la glycolyse via l’axe surrénalien élevé.

Le zinc est plus important que le cuivre. Probablement suite à une prise de zinc,.Le zinc erythrocytaire n’a pas été testé.

 Dans ce cas, je donnerais du 2 LEIIDN une plaquette de 10 jours, stop cinq jours puis une deuxième plaquette(,s’il n’y a pas d’amélioration  clinique après la première plaquette).Je lui donnerais aussi du zinc 15 mg/j

Il faudrait faire une prise de sang après 1 mois mais le zinc sera probablement plus élevé que le cuivre,ce qui ne nous dira pas s’il faut continuer ou pas le 2 LEIDN".

Bravo, CG, c'est exactement la bonne réponse. Tu as compris: la distinction centrale entre réponse immunitaire, efférocytose et résolution inflammatoire

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